L'America Cup détaillée - Partie 5
Publié le samedi 03 décembre 2005, 20:12 - modifié le 26/08/11 - Voile - Lien permanent

Le terrain de jeu
Le parcours a été spécialement calculé pour mettre autant en avant la vitesse des bateaux que les capacités de match racing de chaque équipage. Le parcours mesure 18,55 milles nautiques de long et consiste en trois allers-retours autour d'une bouée au vent à laisser à tribord (droite) et une porte sous le vent (en bas du parcours).
Les lignes de départ et d'arrivée sont les mêmes.
Source : Site officiel de l'America Cup
Exprimer la vitesse du bateau et les qualités tactiques
La longueur de chaque bord correspond à la taille idéale pour que chaque équipe exprime les capacités de son bateau et les performances de l'équipage. Si les bords étaient plus longs, la vitesse prédominerait, quelle que soit la performance de l'équipage. Si les bords étaient plus courts, seules les qualités de l'équipage seraient mises en avant, et le vainqueur serait presque systématiquement celui qui a pris le meilleur départ.
Une porte sous le vent
Comme il est très difficile de reprendre la tête pour un bateau mené, plusieurs facteurs ont été ajoutés au parcours pour redonner des chances au deuxième.
La bouée au vent doit être laissée à tribord, ce qui laisse une chance au deuxième, si les bateaux sont au contact et qu'il arrive de la droite (donc prioritaire).
Le deuxième facteur, nouvellement inclus dans les règles de la 32e America's Cup, correspond à une porte sous le vent. Deux bouées sont positionnées approximativement à six longueurs l'une de l'autre. Les deux voiliers doivent passer entre les deux bouées avant de repartir par la gauche ou la droite pour aborder le bord de près suivant. En contournant la bouée opposée à celle du leader, le deuxième peut, s'il le souhaite, créer un décalage latéral suffisant pour échapper au contrôle de son adversaire.
Utiliser le dévent des voiles
Le dernier facteur qui aide le bateau deuxième est le dernier bord de portant.
Au près en match race, le bateau meneur impose sa tactique et peut perturber le vent de son poursuivant en le déventant avec ses voiles.
Au contraire, dans un bord de portant, c'est le bateau suiveur qui se trouve avantagé et peut à son tour perturber le vent de son prédécesseur et espérer le doubler. Comme le dernier bord de la course est toujours au portant, des arrivées serrées et des renversements de situation de dernière minute sont toujours possibles.
Au prochain épisode : Le pré départ














